Dernière mise à jour de l’article : 05/01/2021

Le logement autonome séduit de plus en plus, car prendre soin de l’environnement rime souvent avec prendre soin de sa famille. Si de nombreux terrains sont propices à la construction de ce type de maison, encore faut-il prendre en compte de nombreux critères pour bâtir une maison complètement autonome. Dans ce cas, par où commencer ? Quels sont les paramètres pour construire un logement autosuffisant ? Explications.

Comprendre le logement autonome

Choix économique et écologique, le logement autonome est appliqué dans le cadre du développement durable. Il permet entre autres de réduire notre empreinte sur l’environnement. Ce type d’habitation est de plus en plus démocratisé et commence à avoir une place de choix dans la construction. Grâce aux avancées de la technologie, il est désormais possible de mettre en place un logement tout à fait autonome. En prenant connaissance du savoir-faire et des pratiques écologiques, ce type de logement permet de maîtriser sa consommation en énergie et surtout de produire sa propre énergie.

Tout d’abord, avant de savoir quelles sont les étapes pour mettre en place un logement autonome, il convient de bien définir ce concept. En effet, une maison autosuffisante est considérée comme un logement, qui produit lui-même l’énergie qu’il consomme. Il ne fait appel à aucun fournisseur externe d’énergie (gaz, eau, électricité). Ces besoins en énergie concernent notamment le chauffage, l’eau chaude, l’eau de cuisson, la climatisation ou l’éclairage, etc.

Un logement est considéré autonome lorsqu’il consomme moins de 100 kWh par mètre carré, dont 15 kWh pour le chauffage. Sans pour autant minimiser le confort, une maison autonome intègre de nouvelles pratiques, mais aussi des technologies renouvelables afin d’obtenir un meilleur rendement.

Comment rendre un logement autonome ?

Pour rendre un logement complètement autonome, il faut commencer tout d’abord par l’isolation. C’est le seul moyen de lutter contre les déperditions énergétiques et la surconsommation d’énergie. Le chauffage, qui est la principale source de consommation énergétique, doit être optimisé pour éviter les déperditions et les fuites thermiques.

Ensuite, lorsqu’un logement s’affranchit des réseaux nationaux, il utilise le plus souvent des moyens de production électrique. De nombreuses possibilités s’offrent à vous pour produire de l’électricité de façon autonome. Parmi elles figure l’installation de panneaux solaires. Justement, si vous vous trouvez dans l’ouest de la France, vous pouvez trouver un installateur vendéen comme France-habitat-solaire.fr qui utilise des produits français certifiés de haute qualité pour installer vos panneaux solaires photovoltaïques. Notez que si votre prestataire est titulaire du Quali PV, vous serez éligible à la prime à l’autoconsommation de la part de l’Etat.

Outre les panneaux solaires, l’éolienne domestique, le biogaz ou encore l’écogénérateur vous permettent aussi de produire votre propre électricité.

Les étapes pour rendre un logement autonome

Un logement autosuffisant est pensé avec des solutions alternatives pour produire de l’énergie autant qu’il en consomme. C’est une belle façon de garantir le confort de son foyer tout en protégeant l’environnement. Voici les étapes à connaître si vous envisagez de rendre ou de construire un logement autonome.

Produire sa propre électricité

Il existe différents moyens de produire sa propre électricité. Découvrez les modes de fonctionnement et avantages de chaque solution.

Panneaux solaires : cette solution de génération d’énergie est la plus utilisée. Elle se sert des rayons du soleil, une énergie renouvelable facilement disponible, pour produire de l’électricité et de l’eau chaude sanitaire (par le biais d’un chauffe-eau solaire). L’installation de panneaux solaires convient particulièrement aux logements jouissant d’une bonne exposition solaire.

L’éolienne : cette solution est privilégiée dans les régions soumises aux vents et moins ensoleillées. Les équipements utilisés sont toutefois bruyants. Il leur faut alors un endroit isolé pour éviter de déranger le voisinage avec les nuisances sonores générées. Cette solution est pourtant moins rentable par rapport aux panneaux solaires.

Le Biogaz : vous pouvez opter pour cette solution si vous avez une ferme ou si vous avez une grande quantité de déchets biodégradables à disposition. Elle ne permet toutefois pas d’être totalement autonome, car il est parfois nécessaire de la compléter avec une installation solaire ou une éolienne.

L’écogénérateur : avec cette solution, on peut produire à la fois de l’électricité, de la chaleur et de l’eau chaude sanitaire. Comme avec les solutions de production d’énergie à partir de sources renouvelables, le surplus d’énergie peut être vendu à l’EDF.

L’énergie solaire aide grandement à rendre un logement autonome
L’énergie solaire aide grandement à rendre un logement autonome

Le chauffage autonome

En termes de chauffage, vous pouvez choisir des systèmes totalement écologiques et autonomes. Le poêle à bois à accumulation permet un chauffage uniforme sur une grande surface. Le poêle bouilleur ou hydro est raccordé au circuit d’eau pour chauffer la maison, mais aussi pour produire de l’eau chaude sanitaire. Le poêle à fourneaux permet non seulement le chauffage, mais peut aussi assurer la cuisson. Autrement, une simple cheminée à bois peut également faire l’affaire, sans se ruiner dans des installations complexes.

S’approvisionner en eau en toute autonomie

Pour l’approvisionnement en eau, un logement autonome opte le plus souvent pour la récupération et la filtration d’eau de pluie pour répondre à quelques besoins (lavage de voitures, arrosage du jardin, etc.). En outre, l’approvisionnement en eau potable peut se faire grâce à un puits et une pompe. Par ailleurs, un logement autonome privilégie plutôt les toilettes sèches pour limiter l’utilisation d’eau. Toute la famille pourra s’y adapter facilement, contrairement à ce que l’on croit, les toilettes sèches sont très faciles d’utilisation.

Isolation renforcée

Puisque la déperdition énergétique est la source principale d’une surconsommation d’énergie, il faut donc penser à isoler tous les éléments concernés. Les combles, le sol, les murs, les fenêtres, la toiture et les portes sont les principaux éléments qui doivent être isolés dans une maison. En ce sens, vous avez plusieurs solutions :

  • opter pour des toitures isolantes
  • isoler les combles avec des isolants écologiques
  • opter pour le triple vitrage des fenêtres
  • assurer l’absence de pont thermique ou de rupture d’isolation, etc.

Réduire les besoins de chauffage et de climatisation

En isolant une bonne partie du logement, vous réduisez déjà les besoins en chauffage et climatisation. Mais il est possible d’aller plus loin, en adoptant quelques stratégies. Par exemple, il ne faut pas construire une maison de grande superficie. Car plus un logement est grand, plus ses besoins en chauffage et climatisation augmentent.

toiture végétalisée
Exemple de toiture végétalisée

Il est aussi possible de réduire la consommation énergétique en tenant compte des principes bioclimatiques. Par exemple :

  • orienter la maison plein Sud pour profiter de la chaleur du soleil toute la journée.
  • Opter pour des baies vitrées afin de profiter de la lumière naturelle.
  • Ajouter des protections solaires pour préserver le confort de l’été.
  • Créer une toiture végétalisée pour rafraîchir en été
  • Opter pour un puits canadien à la place de la ventilation. Il ne consomme pas d’énergie et permet de garder une température constante au sol.

Quelques pratiques pour réduire davantage la consommation d’énergie

Outre les points qui viennent d’être évoqués, il est aussi possible de rendre une maison autonome en adoptant quelques pratiques comme :

  • installer un système d’éclairage solaire ou des lampes à faible consommation
  • utiliser des appareils à faible consommation énergétique
  • choisir des matériaux naturellement isolants
  • limiter l’utilisation de l’énergie et de l’eau

Pour aller plus loin

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