Dernière mise à jour de l’article : 08/10/2021

Les allergies sont dues à un dysfonctionnement du système immunitaire qui peut se manifester chez tout le monde. Il est donc important de comprendre les causes et de connaitre les traitements de ce dysfonctionnement afin de mieux réagir.

Quels sont les symptômes de l’allergie saisonnière au pollen ?

L’inhalation du pollen est normalement sans conséquence pour la majorité des humains. Chez certaines personnes, cela provoque la libération de l’histamine et de substances inflammatoires. Ces composés provoquent plusieurs symptômes.

Les allergies peuvent provoquer une conjonctivite. Cette infection se manifeste par une irritation des yeux, leur gonflement et une hypersensibilité oculaire. L’inflammation de la paroi nasale conduit à des éternuements intempestifs et des picotements dans les narines qui peuvent se prolonger dans la gorge. La rhinite allergique se traduit par des éternuements, l’obstruction des narines, les écoulements du nez, la perte de l’odorat, la toux et un larmoiement des yeux. Ce symptôme peut s’accompagner également d’un asthme en fonction de la sensibilité de chacun.

Les méthodes naturelles contre les allergies

Les solutions naturelles visent soit à inhiber les causes de l’allergie, soit à en traiter les symptômes. On peut les regrouper en 5 catégories à savoir :

  • L’aromathérapie ;
  • La phytothérapie ;
  • L’homéopathie ;
  • La réflexologie ;
  • La diététique.

Certaines huiles essentielles sont utilisées contre les spasmes, les difficultés respiratoires et les inflammations cutanées. Cette pratique est désignée par le terme aromathérapie. Elle est employée pour soulager divers troubles de la santé. L’essentiel est de savoir associer chaque huile essentielle à un mal spécifique et d’en maitriser le dosage. Si vous ne savez pas comment faire, vous trouverez plus d’informations sur Biofrenchy.com par rapport à l’usage des huiles essentielles bio pour combattre les allergies.

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Par ailleurs, les plantes telles que le plantain ou l’ortie sont employées comme antihistaminiques. Elles bloquent la production de l’histamine à l’origine des réactions allergiques. Dans ce cas, on parle de phytothérapie. On utilise également des allergènes de moindre virulence pour apaiser les symptômes tels que les œdèmes et les rhinites. C’est le cas par exemple d’Allium cepa ou d’Apis mellifica, utilisés en homéopathie.

Il est également possible de miser sur les règles d’hygiène et d’évitement des sources avérées d’allergènes. Cela consiste à aérer fréquemment les pièces de la maison et d’éviter les zones poussiéreuses. Ces principes sont ceux de la réflexologie.

Enfin, une dernière méthode consiste à renforcer le système immunitaire à travers la consommation d’aliments riches en oligo-éléments (zinc, fer, cuivre et magnésium). On peut citer en exemple le jaune d’œuf, les légumes, les fruits, le poisson, etc. Il s’agit donc de respecter des règles de diététique pour stimuler davantage le système immunitaire.

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Quelques recettes naturelles contre les allergies saisonnières

La réaction allergique provoquée par le pollen se manifeste généralement au niveau des yeux, du nez et de la gorge. Les traitements viseront donc à soulager ces différentes parties du corps affectées.

Du thé d’ortie pour inhiber la production d’histamine

L’ortie est une plante à feuille épaisse souvent utilisée pour ses propriétés anti-inflammatoires. Ses feuilles permettent également de réduire les risques d’allergie. Pour réaliser votre thé d’ortie, récoltez les feuilles fraiches puis laissez-les sécher dans un endroit sec et aéré. Réduisez ces feuilles séchées en poudre. Au cours de la période des allergies, infusez 20 grammes de la poudre d’ortie dans 200 mL d’eau bouillante pendant 10 minutes. Buvez cette tisane régulièrement au cours de la période de vos allergies.

La solution saline pour soulager l’irritation des narines

Le traitement de l’irritation des voies respiratoires due aux allergies nécessite l’humidification de la muqueuse nasale. Pour cela, mélangez 9 g de sel de cuisine à 1 L d’eau chaude. Injectez la solution saline ainsi obtenue dans le nez à l’aide d’une seringue. Pendant l’opération, maintenez votre tête baissée pour permettre à la solution de ressortir facilement par la deuxième narine.

Le miel contre les irritations de la gorge

La consommation fréquente de miel au cours de la période de rhume des foins permet de réduire les risques d’irritation de la gorge en cas de réaction allergique. Vous pouvez également le combiner avec du jus de citron vert pour inhiber complètement l’activité histaminique. Pour que ce soit efficace, mélangez une cuillère à café de miel avec une cuillère à soupe de jus de citron par prise.

L’eau froide pour calmer la démangeaison des yeux

L’application d’un torchon propre imbibé d’eau froide sur les yeux permet de soulager rapidement les inflammations de l’œil dues à un allergène. Toutefois, il est important de faire attention lorsqu’il s’agit des yeux. Certaines conjonctivites peuvent être d’origine virale ou bactérienne. En cas de doutes, consultez un médecin.

Quels sont les arbres les plus allergisants ?

Environ 20 % des Français développent une allergie au pollen chaque année. Au sein des plantes qui nous entourent, celles qui en sont responsables sont très nombreuses. Il s’agit de manière générale des espèces anémophiles (dont le pollen est disséminé par le vent). Parmi elles, 4 grandes familles sont classées hautement allergisantes.

Les poacées

Ce sont les graminées les plus fréquemment rencontrées dans les prairies et en bordure des routes. Les espèces les plus représentatives sont l’orge, l’avoine, le blé et le millet. L’allergie au pollen des graminées se développe entre mai et juillet.

Les bétulacées

L’espèce caractéristique de cette famille est le bouleau. Il s’agit d’une espèce largement utilisée dans les programmes d’aménagement à cause de sa résistance aux intempéries. Elle produit son pollen entre mars et mai. C’est donc au cours de cette période que les allergies au pollen de bouleau sont fréquentes.

Les cupressacées

Cette famille inclut le cyprès, le thuya, le genévrier et d’autres espèces répertoriées par le ministère des Solidarités et de la Santé comme très allergisantes. Les allergies au pollen de cupressacées apparaissent dès le mois de décembre et se poursuivent jusqu’en mars.

Les astéracées

C’est la famille à laquelle appartient l’ambroisie, une plante réputée très allergisante. Originaire du Canada, elle se retrouve généralement sur les terrains vagues. Entre août et septembre, son pollen affecte environ 10 % de la population française.

Autres espèces allergisantes

Ces 4 familles jugées hautement allergisantes ne sont pas les seules à induire une crise d’allergie. Il y a également les platanacées (platane), les fagacées (chêne, hêtre et châtaignier), les salicacées (peuplier et saule) et les oléacées (frêne, olivier et troène) dont les pollens sont allergisants. La différence est que les allergies provoquées par ces dernières touchent moins de personnes.

Par ailleurs, ces différents allergènes ne sont pas systématiques. Vous devez identifier les espèces végétales auxquelles vous êtes sensibles et les éviter au cours de leur période de pollinisation.

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