Manger local est la principale mission que se donne le locavore. La consommation en circuit court fait pleinement parti de sa vie et les AMAP sont des lieux qu’il affectionne particulièrement.

Découvrez dans cet article comment devenir locavore, complètement ou partiellement, grâce aux différents circuits courts existants.

 

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Qu’est-ce qu’un locavore ?

Les locavores sont des personnes qui tentent de consommer uniquement ce qui a été produit à une courte distance de leur domicile. Le principe de consommation en circuit court se base sur l’idée d’une consommation durable.

Ces produits, permettant de manger local, sont disponibles dans des systèmes de distribution alternatifs mais aussi dans les grandes surfaces. Cette pratique est de plus en plus en vogue et suscite un intérêt particulièrement important. Notamment aux États-Unis, où elle a fait doubler le chiffre d’affaires de l’économie locale entre 1997 et 2007.

Quel est l’impact d’un locavore sur son environnement ?

J’ai l’habitude de dire que notre carte bancaire peut littéralement changer le monde. Si les industries polluent, c’est que nous achetons leurs produits, directement ou non. Le locavorisme est une façon de consommer qui peut être adoptée par chacun d’entre nous. En achetant seul une tomate à mon voisin, je n’aurai pas beaucoup d’influence sur mon environnement. Mais si nous sommes des millions à le faire, quels seraient les impacts ?

Le locavore favorise l’économie et l’emploi dans sa région

Le modèle développé par cette philosophie permet de soutenir l’économie locale en apportant des bénéfices directs aux producteurs de la région. Cela peut concrètement créer du travail localement et donner des perspectives d’emploi sur tout le territoire.

Autrement dit, en achetant votre tomate près de chez vous, vous ferez travailler un voisin. L’argent que vous lui donnerez servira par exemple à acheter son pain qui achètera ensuite la farine, etc. L’économie devient locale, circulaire et se développera dans toute la région. Au bout du compte, cela entraîne une croissance locale et donc moins de chômage autour de vous.

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Un point est tout de même à souligner dans cette partie emploi et économie locale. Faire travailler le producteur local enlève de la richesse à des personnes pauvres dans des coins reculés de notre planète. Mais cela permet peut-être aussi à des enfants de retourner à l’école car le besoin de main d’oeuvre est moindre. Consommer responsable peut parfois s’avérer éthiquement complexe, chacun doit faire ses propres choix en connaissance de cause.

Le locavorisme protège la nature et l’environnement

Le locavorisme permet de mettre en place une production en accord avec un développement durable, sans épuiser les ressources de la planète. La réduction des émissions de CO² liées au transport de marchandises au niveau international ont un effet bénéfique indéniable sur l’environnement.

Pour rappel, le transport est le deuxième contributeur de gaz à effet de serre sur la planète derrière l’énergie et l’électricité. Il est donc primordial de réduire son impact. En réduisant le nombre de trajets (et leurs distances) à travers le monde, les émissions de CO² seront considérablement réduites. Et vous n’êtes pas sans savoir qu’il s’agit d’un enjeu majeur pour continuer à vivre sur une Terre habitable.

Comment devenir locavore ?

Pour devenir locavore c’est très simple : n’achetez que des produits fabriqués près de chez vous. En somme, manger local et consommer en circuit court doit devenir un réflexe, un mode de vie à part entière.

Manger local grâce aux vendeurs de proximité

Si vous souhaitez consommer et manger local, vous pouvez faire vos achats dans certains marchés à proximité. Vous pouvez également chercher les produits locaux, parfois disponibles en grandes surfaces.

Le marché, la rencontre avec le producteur local

Il y a forcément un marché près de chez vous. Que ce soit dans les métropoles les plus imposantes ou dans les villages de chacune de nos régions, vous aurez votre marché. Vous aurez l’occasion de parler directement aux vendeurs, voire aux producteurs et leur demander l’origine du produit ou encore les conditions d’élevage. Attention, le marché a un bénéfice de confiance chez beaucoup d’entre nous mais il ne faut pas pour autant consommer aveuglément. Les produits ne sont pas toujours bio par exemple, la provenance pas à 100% locale, etc. Ceci dit, il y a tout de même de bonnes chances que vous arriviez à vos fins en n’ayant plus faim.

L’inconvénient le plus évident aux marchés est sans doute sa disponibilité. Une matinée par semaine, 5 chances sur 7 pour que ce soit un jour ouvré, tout le monde ne peut pas se permettre de se rendre libre si facilement. D’où le succès moderne des supermarchés !

Le supermarché, le choix des produits en circuit court

Vous l’avez compris, être locavore consiste à consommer en circuit court pour limiter au maximum les trajets des produits que nous achetons. L’idéal est aussi de limiter les siens. Si vous faites 9 fois le tour de votre ville, qui plus est avec une vieille voiture ultra polluante, pour manger local, votre bonne volonté risque de ne pas avoir l’impact que vous escomptiez.

Le bon vieux supermarché peut alors avoir un rôle à jouer, à condition d’être attentif.

Selon l’enseigne qui se trouve près de chez vous, vous aurez plus ou moins de produits de proximité à votre disposition. En regardant les étiquettes, vous pourrez peut-être trouver des œufs, du miel, de la salade, des pommes ou n’importe quel autre produit de consommation courante. Prenez simplement le temps, l’avantage avec ces supermarchés c’est que vous avez le choix, faites le bon.

Et si vous être un fidèle client (ou pas), vous pouvez suggérer à l’accueil de votre magasin et à la caisse de s’approvisionner de plus de produits locaux. Plus nous serons nombreux à le faire, plus l’information remontera et plus nous aurons de facilité à devenir locavore.

L’AMAP, la star de la communauté locavore

Très populaires parmi les locavores, les AMAP permettent aux producteurs et aux consommateurs de se rencontrer directement. Le principe est assez simple : vous achetez un panier récurrent à l’avance qui sera composé de fruits et de légumes de saison et allez le chercher dans une AMAP a une date et une heure fixées à l’avance.

De nombreux bénévoles assurent la bonne marche de ces associations et peuvent bénéficier ainsi de réductions sur leurs paniers.

Ces paniers sont donc composés de produits que vous n’aurez pas choisis. Marginalement, vous pouvez échanger votre brocolis contre des carottes si vous n’aimez vraiment pas ça. Mais l’objectif est plutôt de manger local et varié. Vous verrez, notre palais évolue beaucoup et d’excellentes recettes peuvent vous faire oublier vos mauvais souvenirs d’enfance à table.

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Le locavore se sert de l’internet mondial pour consommer local

Tant que nous ne l’avons pas utilisé en ce sens, cela peut paraître paradoxal de consommer local grâce à un réseau mondial. Mais de nombreux sites internet nous aident au quotidien à nous rapprocher des produits locaux. 

Le Bon coin, l’Amazon du locavore

Une autre possibilité est de faire des recherches via les petites annonces, comme sur le site du Bon coin. L’avantage avec ce type de site internet est que des milliers d’annonces y sont présentes. Vous pouvez trouver la grande majorité de ce dont vous avez besoin, hors nourriture.

Nous parlons ici de produits d’occasion disponibles à côté de chez vous. Ce qui a de nombreux avantages :

  • Le produit que vous achetez en seconde main ne devient pas un déchet,
  • L’argent que vous dépensez va directement entre les mains d’un particulier proche de chez vous,
  • Vous donnez une seconde vie à un produit et évitez la production d’un autre, ce qui engendre une belle économie de CO²,
  • La consommation en circuit court, qui offre les avantages vus plus haut.

Même si à la base le produit que vous achetez sur le Bon coin a été produit loin de votre région, le fait que l’achetiez, vous, à proximité, peut être considéré comme du locavorisme. Le locavore doit s’adapter, faire avec son environnement et être pragmatique.

La Ruche qui dit oui aux locavores et aux circuits courts

Le principe de la Ruche qui dit oui ! est aussi simple qu’efficace :

  1. Direction leur site internet : La Ruche qui dit oui !,
  2. Sélectionnez ensuite une ruche proche de chez vous,
  3. Passez commande en ligne auprès des producteurs à proximité de cette ruche,
  4. Rendez-vous sur place pour récupérer votre commande

Plusieurs milliers de kilomètres de transport sont ainsi évités et la Ruche qui dit oui ! vous informe chaque semaine de votre impact, considérablement réduit du coup.

Un inconvénient peut-être : les créneaux horaires pour récupérer les commandes sont assez réduits. Il faut donc s’organiser autour d’eux. Mais comme beaucoup de concepts, une demande accrue améliorera le service. Si nous sommes centaines de personnes, voire des milliers, à nous rendre chaque semaine dans ce genre d’endroits, des créneaux s’ouvriront et peut-être même des services pratiques se développeront.

Les pionniers débroussaillent pour faciliter l’accès au plus grand nombre, soyez de ceux-là.

Locavor.fr, un autre partenariat internet/physique pour manger local

Le site internet locavor.fr a beaucoup de points communs avec celui vu précédemment. Vous commandez en ligne et récupérez vos marchandises sur un point de vente proche de chez vous.

Le réseau a l’air cependant moins développé et il est fréquent de ne pas trouver de locavor à moins de 25 kilomètres de chez soi. Ce qui est tout de même à relativiser car si vous faites personnellement un petit peu plus de kilomètres, la chaîne totale sera beaucoup moins longue que lors d’un circuit classique de consommation.

Êtes-vous locavore ?

Le locavore tend à consommer exclusivement en circuit court mais nous savons tous que ce n’est pas évident, loin s’en faut, de faire du 100%. Le tout est d’avoir cette notion en tête à chacun de vos achats. Consommer responsable est un réflexe que vous devez acquérir. Il vous faudra parfois faire des choix en fonction de vos possibilités et de votre environnement mais si à chaque fois que mettez un article dans votre panier vous y pensez, c’est gagné.

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Publié le 14 novembre 2019 par Sébastien

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